5 femmes africaines qui défendent les droits des femmes

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La fête des mères ou la Saint-Valentin sont des occasions de couvrir de cadeaux les femmes de nos vies et de leur témoigner notre affection. Et pourquoi pas le 8 mars ? Justement parce que le 8 mars n’est pas une fête.

Le 8 mars est la JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES. C’est l’occasion de rappeler à tous que nous ne devons pas considérer les femmes comme des citoyens de seconde zone et que nous devons combattre toutes actions visant à les reléguer à l’arrière-plan. C’est là, toute la raison d’être de la commémoration des droits des femmes.

Et aujourd’hui, où en est ce combat ? Le sexisme et les autres inégalités ont-ils disparus de notre société ? Malheureusement non. Mais fort heureusement, il y de nombreuses femmes en Afrique qui militent avec conviction afin de garantir une égalité de droits et d’opportunités à tout le monde. En l’honneur de cette journée de commémoration, le blog Africa de Yesooo parle de cinq défenseuses africaines des droits des femmes.

Jennifer Radloff

Née en 1961 à Durban, Jennifer Radloff est une informaticienne et une militante féministe sud-africaine. Jennifer est une militante féministe impliquée dans le changement social via internet, en particulier en Afrique. Ses actions pour la défense des droits des femmes ont commencé en 1992 avec un intérêt particulier pour les technologies de l’information et de la communication.

Dans le cadre du programme des droits de la femme, elle a développé un outil d’apprentissage qui intègre une analyse de genre dans l’évaluation des projets, utilisé par plus de cent organisations communautaires dans plus de 25 pays.

En outre, elle a travaillé à l’African Gender Institute et siège désormais au Comité Exécutif de la Coalition Internationale des Femmes Défenderesses des Droits Humains. Elle a également contribué à de nombreux ouvrages collectifs et a écrit de nombreux articles et revues.

Fouzia Assouli

Native de Casablanca, Fouzia Assouli est une activiste féministe marocaine, membre fondatrice et présidente d’honneur de la ligue démocratique pour les droits de la femme (LDDF). Elle est également membre fondatrice de la section-Casablanca de l’Association marocaine des droits des femmes.

Titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université de Casablanca, Fouzia Assouli met fin à son activité de consultante juridique et fiscale, pour se dévouer à la cause de la femme au Maroc. 

Elle s’engage de prime abord auprès de la Fédération de la ligue démocratique pour les droits des femmes (FLDDF) et fonda ensuite la section-Casablanca de l’Association marocaine des droits des femmes. Fouzia Assouli lutte également contre les violences conjugales, contre le mariage des mineures ainsi que le militantisme au profit de davantage de parité. Elle reçoit en septembre 2017 le « Prix Méditerranée pour les femmes » à Naples, en Italie.

Meaza Ashenafi

Fondatrice de l’association éthiopienne des femmes juristes et de la banque Enat, Meaza Ashenafi est une avocate éthiopienne spécialiste du droit des femmes.

Née en 1964 à Assosa, elle développe très tôt une passion pour la justice. Son aversion pour l’injustice lui valut même de se faire arrêter deux fois durant son adolescence. Elle étudia le droit à l’université d’Addis-Abeba où elle ressort l’unique femme diplômée en droit de la promotion 1986.

Elle fut ensuite juge de la Haute Cour éthiopienne. Mais elle change de voie et devient conseillère juridique à la commission constitutionnelle d’Éthiopie où plaide en faveur des droits des femmes et des enfants.

En 1995, Meaza Ashenafi crée l’association éthiopienne des femmes juristes qui réussit à améliorer le droit de la famille, les lois criminelles et les lois de nationalité pour éliminer les dispositions préjudiciables contre les femmes. Meaza Ashenafi a occupé plusieurs postes mais elle a toujours milité pour la défense des droits de femmes.

Thérèse Sita-Bella

Originaire du Cameroun, Thérèse Sita-Bella est une militante féministe et l’une des premières femmes journalistes de son pays. Partie à Paris pour poursuivre ses études en lettres classiques, elle se découvre une passion pour le journalisme et le cinéma. Elle réalisa un documentaire sur les danses traditionnelles en Afrique « Tam-tam à Paris ».

Durant sa vie, elle travailla dans des domaines jusque-là réservés aux hommes et fut même la première femme à piloter un avion. Ses actions ont ouvert la voie à de nombreuses femmes africaines en général et camerounaises en particulier. Elle décéda le 27 février 2006 des suites d’un cancer du côlon.

Wassyla Tamzali

Ancienne directrice des droits des femmes à l’UNESCO à Paris, Wassyla Tamzali est née le 10 Juillet 1941 à Bejaïa en Algérie. Wassyla Tamzali est une écrivaine qui a notamment été directrice du programme de l’UNESCO pour la promotion de la condition des femmes en Méditerranée ainsi que vice-présidente du Forum international des Femmes de la Méditerranée.

Militante féministe sein du mouvement féministe maghrébin, elle est membre fondatrice du Collectif Maghreb Égalité et possède à son actif plusieurs œuvres visant à l’égalité des genres dans la société.

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